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Pour commencer, est-ce que tu peux te présenter ?
- Dj Psycut, je viens du 94 ; d’ici un mois, je fêterai mes 10 de djing, j’ai commencé dans une association avec un dj de house, qui a arrêté, qui s ‘appelait Dj Spip, qui tournait pas mal en house underground, et avec un dj plus turntablist hiphop, qui s’apelle Dj Gero, qui a fait son chemin depuis, et qui s’est fait un bon petit nom. Tant mieux pour lui, parce qu’il a pas mal galéré à travailler.
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Est-ce que tu peux nous parler de ton parcours ? Les soirées, cds, battles ?
- Au début, j’ai surtout appris avec Gero, donc c’était surtout axé technique, donc tout ce qui était scratch, pass-pass, et musicalement c’était du rap indé. Et puis au bout de 3 ou 4 ans, les premières soirées avec Gero et des plans à droite, à gauche style lycée, des trucs comme ça pour se faire un nom. Et puis les soirées sont arrivées au bout de 5 /6 ans de mix, faut se faire un nom, faut avoir des skeuds, avec la concurrence, c’est pas évident. Donc au début plus hiphop/rnb, et puis au fur et à mesure est arrivé le funk.
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Est-ce que tu peux présenter ton cd ? pourquoi tu l’as fait, etc ?
- Pourquoi je l’ai fait ? déjà c’est un outil de com, de promo. Axé autour du rap jazzy/nu soul, c’est plus un cd pour écouter tranquillement dans la voiture en rentrant du taff, dans les embouteillages ou chez soi. J’ai essayé de faire un mix entre les deux styles, c’est pas un cd rap, un cd nu-soul, c’est dans les mêmes tempos, donc on a essayé de mélanger tout ça.

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Dans cette vibe jazzy, quels sont les djs qui t’influencent ?
- On va dire en djs en France, y en a pas beaucoup…je dirai surtout Damage. Ouè Damage, JP et puis Moar aussi, c’est vraiment les 3 djs à ce niveau là qui sont aussi bien dans le rap jazzy que dans le nu-soul, et c’est pas courant de voir les 2 styles mélangés.
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Tes 5 disques préférés hip-hop jazzy ?
- Dred scott – breaking combs
Clever jeff – jazz hopsoul
Ghetto philarmonic – hiphop bebop
Digable planet – reachin’
INI – center of attention
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Je sais que tu mixes pas mal de styles différents, comment t’en es venu à la funk et au jazz-funk ?
- Par nostalgie, c’est ce que j’écoutais tout petit à la maison avec mon grand frère. Et quand j’ai redécouvert ça vers l’âge de 20 ans, ça m’a rappelé des choses, et je me suis replongé dedans et puis trouver les originaux, les breaks, les choses qui ont été samplées, et puis les morceaux tout court. Après j’ai commencé un petit peu à travailler avec des danseurs, et vu que j’aime bien les danses funk style Pop Lock et les sons qui vont pour les bboys.
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Aujourd’hui t’as 24 ans, comment tu te positionnes par rapport aux djs de funk les plus connus, qui ont la plupart plus de la trentaine ?
- Bah déjà mes skeuds, ils sont pas rayés (rires). Bah comme un jeune qui est venu sur le tard, j’ai commencé à mixer funk vers la fin du XXème siècle, c’est une période où pour moi, le funk est mort officiellement depuis les années 80, même s’il y a encore des groupes qui font de la résistance. J’ai pas connu ça à l’époque.
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En tant que dj, t’as forcément un avis sur Serato ?
- C’est bien, ça permet peut-être à des gens qui avaient peut-être pas les moyens de s’acheter des vinyls de se procurer de la musique par le biais de peer-to-peer ou d’aller par exemple chez des djs et de cracker leur collection sur ordinateur…ils se reconnaîtront. Ca permet une ouverture sociale pour pouvoir mixer, parce que mine de rien, les disques ça coûte cher, surtout en vinyl. Après je suis pas sûr que le MP3 ait une très bonne qualité pour la grosse diffusion. Mais sinon, l’important je pense que c’est que les gens sur la piste, ils dansent, et la plupart des gens font pas la différence entre un MP3 et un vinyl bien préssé et un cd.
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Toi, t’exclus pas d’utiliser le Serato par le futur ?
- Je sais pas, je pense continuer à acheter du vinyl et si je me rends compte que c’est très intéressant, et si j’ai l’opportunité, je crack mes vinyls sur ordinateur et je les mets sur Serato. Notamment si tu vas mixer dans un autre pays, ça peut être plus pratique. Ce qui me gêne le plus dans Serato, c’est la musique qu’on joue avec, si c’est pour jouer tout ce qu’on télécharge facilement, ça me pose problème. Maintenant si on crack nous-mêmes nos vinyls dans une bonne qualité, et qu’on met ça sur Serato, les gens verront pas la différence.
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Et pour toi, c’est quoi un bon dj ?
- Pour moi un dj pour soirée, c’est un dj qui respecte les gens, donc qui sait tenir en haleine une foule pendant tout son set. Si le mix est propre, tant mieux c’est quand même plus agréable. Si le mix est propre, et la sélection est pourrie, bon faut quand même un peu des deux.
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T’es pas mal actif, tu mixes dans des battles de danse, tu fais des soirées, tu sors des cds, qu’est-ce qu’il te manque aujourd’hui ?
- Je pense comme beaucoup, une émission de radio hebdomadaire ou mensuelle, ça peut être sympa. Sinon pouvoir mixer à l’étranger, je trouve ça assez jouissif.
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Je sais que tu fais partie du label Trad Vibe, est-ce que tu peux nous en dire quelques mots ?
- C’est vraiment 2 parties, il y a une partie production, notamment des remixs ou des prods de Moar, avec quand besoin est des scratchs de Suspect, et une autre partie booking djs, donc on est 5 à tourner sous ce nom là donc Moar, Suspect et moi-même, et 2 jeunes djs de province (rires), un de Nantes : Pharoah et un de grenoble : Goodka, qui ont commencé à mixer y a deux, trois…trente ans !
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Quels sont tes projets ?
- Pas mal de soirées en Septembre, notamment une résidence à l’Etage hebdomadaire, et des soirées en organisation au Batofar avec Jazzamar et Somy Rock. Et sortir d’autres compils, toujours autour du rap, du funk et du jazz.
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Le mot de la fin ?
- Y a la relève qui arrive ! Il y a pas mal d’anciens djs, j’espère qu’ils vont enfin nous sortir des galettes, qu’ils vont enfin les sortir, car je les ai pas vu sortir depuis 10 ans, donc je citerai pas de noms, mais c’est les djs qu’on entend tourner à droite, à gauche et qui sont bookés uniquement parce qu’ils sont connus. Y a pleins de djs qui ont du son, et qui demandent qu’à être bookés, j’espère que cette année que ce soit aussi bien en funk, qu’en hip-hop, et quand je dis hip-hop jme comprends, j’espère qu’il y aura d’autres noms enfin, et que ça va booster les soirées de Paris, parce que je comprends que les gens en aient marre de sortir dans les soirées.
CD disponible à samad rec, sound rec, 12", street sound et uptown.
Le myspace de Dj Psycut